Longtemps j'ai hésité avant de faire un choix,
Mais finalement j'ai décidé d'ouvrir la porte de mon c½ur,
La porte ébréchée par la récente tempête,
Celle marquée avec mon propre sang d'une croix,
Oui celle devant laquelle j'ai patientée des heures,
Ne sachant que faire d'autre.
Un grincement strident, un air froid qui domine,
Voila que mon corps tout entier se met à frémir,
Et incapable d'avancer je reste sur le seuil,
Tant je redoute ce moment fatal qui se dessine.
Une fenêtre grande ouverte, un noir terrifiant,
Font qu'inconsciemment je pénètre dans ce milieu polaire,
Bien affaibli par la bataille que se livrent dans mon subconscient,
La peur de découvrir la vérité et l'espoir qu'elle diffère.
Une pièce vide, un silence imposant,
Ce que j'avais placé là il y a si longtemps,
Ce dont j'ai pris soin durant des années,
Ce trésor avait disparu comme je le craignais.
Un malaise inexpliqué, un vertige soudain,
Surgissent alors des tremblements dans mes membres inférieurs,
Et je me retrouve face contre terre,
Ne tenant plus que par genoux et mains,
Ne sachant que faire d'autre.
Il me semble alors que sur les murs vierges et blancs,
Apparaissent des fissures difformes et chaotiques,
Desquelles coule un sang vif et brûlant,
Comme si les murs rougissaient d'une honte pathétique,
Pour avoir laissé s'échapper mon St Graal,
Pour avoir été complices de cet acte immoral.
La chaleur s'installe et se raréfie,
Rapidement je suffoque dans ce brasier,
Et je me rapproche péniblement de la fenêtre,
Pour chercher dans l'ambiance de la nuit rafraîchissante,
Un refuge à cette fournaise ardente,
Ne sachant que faire d'autre.
J'ai tant attendu au bord de cette baie vitrée,
Que tu me reviennes avec ce que tu m'as repris,
J'y ai vu les fleurs éclore les oiseaux chantant,
Je les ai vues dépérir sous le soleil écrasant,
Je les ai vues souffrir contre le souffle du vent,
Pour finalement disparaître sous une neige bien nue,
Mais rien ni personne ne m'est jamais revenu.
En ce sanctuaire tu avais bâti un autel sacré,
Où j'y ai précieusement conservé la relique de ton amour fatal,
Mais tu l'as transformé en un abîme où erre mon âme damnée,
Qui attend de goûter au supplice du châtiment infernal,
Ne sachant que faire d'autre.
By Toto