Poème : Solitude

Poème : Solitude

J'ai l'impression de m'être totalement perdu,
Ou alors est-ce le monde qui m'a exclu.
Quoi qu'il en soit je me dois de quitter la solitude,
Pour m'installer là où la vie est moins rude.

Je veux savoir pourquoi tant de gens m'ignorent,
Pourquoi cherche-t-on à m'éviter encore et encore ?
Qui sont les personnes qui me posent des ronces?
Tant de questions, mais tellement peu de réponses.

Depuis toujours je porte sur moi un lourd fardeau
Et je m'habitue à vivre seul dans un cachot,
A l'écart de ce monde qui feint d'être doux,
Pour le jour où je ne pourrais plus respirer parmi vous.

J'ai préparé ce moment seconde après seconde,
En commençant moi-même à creuser ma tombe,
Dès que j'ai compris que l'Amour n'était qu'un leurre,
Et qu'il n'y a plus rien à espérer de cette erreur.

Oui l'Amour est un sentiment bien étrange,
Car par sa faute sans cesse mon humeur change :
Aujourd'hui mon visage affiche un grand sourire,
Mais demain je n'aurais qu'une envie, c'est de mourir.

By Toto.

# Posté le samedi 13 janvier 2007 10:38

Modifié le samedi 29 mars 2008 18:29

Essai : Kogure, un c½ur assombri par la vengeance

Il faisait bien sombre en cette nuit d'été aux alentours du village de Floran. La lune, qui normalement devait être pleine, était cachée par de nuages grisâtres et épais. Aucun de ses rayons ne parvenait à transpercer cette couche de fumée, et il était donc impossible de voir à quelques mètres devant soi. S'aventurer hors de la ville se révélait être très dangereux car l'on risquait de se perdre, de se faire attaquer par des brigands sans pitié ou encore par quelques autres monstres de la région. Pourtant un homme, seul, faisait route, depuis la ville de Dion, en direction de Floran. Il semblait être vraiment jeune et ne disposait a priori d'aucune arme pour se défendre. Qui pouvait-il bien être, si ce n'était l'un des gardes faisant la ronde ? Et surtout, que pouvait-il bien faire, à une telle heure, dans un endroit que l'on savait dangereux ?
Tête baissée, il marchait d'un pas rapide et assuré, sans chercher autour de lui un quelconque repère qui puisse l'orienter dans cette obscurité presque totale. De toute évidence, il savait parfaitement où il allait et comment y parvenir. Toujours sans s'occuper de ce qui était susceptible de se passer aux alentours, le jeune homme traversa le petit village de Floran, sans s'arrêter, sans se soucier des sentinelles qui roupillaient adossées contre les barrières en bois aux portes du hameau, au lieu de faire leur travail. Le paysage composé de quelques maisonnettes rurales laissa alors place au grand air de la plaine. Quelques arbres seulement s'opposaient au vide total. Le vent qui devenait de plus en plus fort à mesure que l'inconnu avançait, faisait voleter leurs feuilles et même courber leurs branches. Le ciel était bien chargé et l'air était humide. Peut-être était-ce dû aux vents marins provenant de l'océan du Sud ou peut-être allait-il pleuvoir.

Voilà déjà une heure qu'il avait dépassé Floran et il marchait toujours avec la même détermination, en dissimulant les traits de son visage dans l'obscurité de la nuit toujours présente. L'océan était proche maintenant. On pouvait aisément entendre les bruits des vagues se heurtant inlassablement contre les falaises. Mais tout d'un coup, une lumière éphémère au loin déchira le ciel en deux. Un long bruit grave suivit. Le corps de l'homme fut légèrement éclairé durant une petite seconde : il n'était pas spécialement grand ni musclé, avait les cheveux moyennement longs et les épaules larges. Mais l'obscurité reprit rapidement le dessus alors que des gouttes d'eau tombaient du ciel gris. Timide au départ, la pluie devint rapidement agressive et violente, mais l'inconnu ne semblait même pas être perturbé et continuait à marcher comme si de rien n'était. Peu après, il parvint à l'extrémité d'une falaise, s'agenouilla, posa ses mains sur ses cuisses puis fixa le sol devant lui. Un autre éclair, cette fois-ci tout proche, illumina la région où il se trouvait. Dans un rayon d'une centaine de mètres autour de lui, il n'y avait rien d'intéressant : de l'herbe derrière lui et de l'eau et des rochers plus bas devant lui. Seul un élément n'était pas à sa place naturelle : une croix planté dans le sol, devant laquelle l'homme s'était placé. Un autre éclair surgit. Sur la croix on pouvait lire les mots suivants : « Lannah je t'aime ». Un éclair de plus se fit remarquer. Ses cheveux châtains cachaient la moitié droite de son visage mais le côté gauche était encore visible, et même si l'eau de la pluie ruisselait sur sa joue, on pouvait distinguer des larmes que son ½il laissait couler sans honte ni crainte. Il murmura alors quelques mots, malgré le brouhaha du vent : « Lannah...ça fait deux ans aujourd'hui. Ça fait deux ans que tu es partie parce que je n'ai pas su te protéger ». Des images vives et douloureuses lui revinrent à l'esprit : c'était au même endroit, ici, sur cette falaise. Il faisait jour et il était avec sa bien aimée. Il se vit alors en train de fixer l'horizon alors que la tête de son amoureuse reposait sur son épaule gauche. Tous deux étaient silencieux et presque immobiles. Seul le jeune homme clignait des yeux de temps à autre lorsque les cheveux bruns de sa tendre amie, portés par le vent léger et agréable, atterrissaient sur son visage. Mais le chant de la mer qu'il aimait tant écouter fut interrompu par le bruit des pas d'une monture qui approchait. Il essaya de ne pas y prêter attention mais une voix inconnue l'interpella : « Jeunes gens ! » Lui et son amie durent se retourner : un elfe noir se tenait à quelques mètres d'eux, bandant un arc armé d'une flèche. Sa bête derrière reniflait le sol. « La bourse ou la vie. » Lannah, tremblante, murmura :
« Kogure...
-Ne t'inquiète pas, ça va aller, répondit-il »
Son coeur battait de plus en plus fort car il ne savait que faire. Il fit alors mine de s'avancer en cherchant sa bourse dans son dos mais prépara dans sa main droite une boule de feu. Cependant, au moment même ou il s'apprêtait à la lancer sur le bandit, il vit sur ce dernier un sourire du coin de la bouche. Alors tout était fini. La flèche fut projetée quasiment instantanément et atteignit sa cible en plein c½ur. Lannah s'écroula, sous les yeux ébahis du jeune Kogure, malheureusement trop lent pour avoir pu tenter quelque chose. Alors il n'entendait plus rien. Pas même les cris de joie de l'assassin s'enfuyant sur sa monture après avoir emporté avec lui toutes les affaires du jeune couple. Il tomba à genoux devant son seul amour, lui prenant la main et la serrant de toutes ses forces. Allongée et agonisant, elle tenta de lui dire quelques derniers mots avant d'expirer son dernier souffle mais lui ne pouvait plus rien entendre, ni rien prononcer.
Aujourd'hui il était là, sur cette falaise, jadis signe d'un amour inébranlable, devenue à présent lieu de recueillement. « Tu te rappelles ? Je t'ai promis de te venger par la flèche même qui t'as tuée...aujourd'hui je suis prêt. J'ai abandonné mes dons de magie pour apprendre à me servir d'un arc. J'ai renoncé à l'héritage que j'ai reçu de mes parents, cette aptitude tant désirée mais si rare. Je l'ai abandonnée pour que tu puisses reposer en paix. » Il se mit alors à creuser devant lui et déterra une flèche. Mais ce n'était pas n'importe quelle flèche. C'était celle là même qui avait ôté la vie à Lannah. Kogure l'avait gardée précieusement et l'avait enterrée à cet endroit en attendant le jour où l'arc et lui ne feraient qu'un. « Je le retrouverai, Lannah, je te renouvelle mon serment. »

Puis il ferma les yeux et pensa très fort à elle, à tous ces moments qu'il avait passés en sa compagnie, à son sourire guérisseur, à ses yeux doux, à ses cheveux d'ange... Quand il rouvrit les yeux, la pluie avait cessé, le jour commençait à se lever et des lueurs oranges étaient déjà visibles à l'horizon. Mais Kogure lui, ne voyait pas ces lueurs oranges. Non, il ne voyait que des lueurs rouges. Rouge comme le sang qu'il allait faire verser...

By Toto
Essai :  Kogure, un c½ur assombri par la vengeance

# Posté le samedi 19 mai 2007 16:26

Modifié le mardi 06 novembre 2007 06:10

Essai : GrimJow, la réincarnation d'un roi

« Oyez ! Oyez ! Peuple du royaume d'Aden.
En tant que messager de notre roi Krysscut et, selon ses ordres, je viens à vous, gentes dames et messires, afin de vous rapporter les paroles de notre cher souverain.
Il m'envoie donc vous annoncer que le tournoi annuel des Olympiades débutera la semaine prochaine. Que ceux et celles qui ont déjà prouvé leur valeur en gagnant le titre de Noblesse et qui désirent participer à cette compétition, viennent à moi pour s'inscrire.
A noter que pour fêter ses cinquante ans, le roi va spécialement prendre part à ce rassemblement, en espérant livrer de beaux combats avec les plus grands guerriers et mages du royaume.
De ce fait, cette année, les festivités auront lieu tout spécialement au prestigieux Colisée d'Aden et, dans son élan de générosité le roi offre à chaque citoyen, femmes hommes et enfants, une place gratuite pour assister à ses éventuels exploits.
Qu'on se le dise ! » Le messager, son discours fini, descendit du piédestal prévu à cet effet, pour accueillir les quelques personnes qui s'étaient présentées à lui.

Pendant ce temps là, au château d'Aden, le roi s'entraînait au combat avec son maître d'arme tandis que son conseiller général tentait de le dissuader de participer aux Olympiades.
« Enfin Sire ! Vous n'y pensez pas sérieusement, tout de même ! Vous n'êtes plus en âge de mener des duels de ce genre !
-Il n'y a pas d'âge pour s'amuser mon cher Alta, répondit le roi, tout en parant un coup porté par l'épée de son adversaire.
-Pour s'amuser ?! Vous rendez vous compte de ce que vous dites, sire ? Vous pourriez vous blesser ou même mourir. Et quand bien même vous surviviez, si jamais vous perdiez, que pensera le peuple de son roi ? Ce n'est pas un jeu, sire !
-Bien ! Cela suffira pour aujourd'hui, seigneur Shin, dit le roi à l'égard de son maître d'arme. Ce dernier inclina alors la tête et quitta la salle d'entraînement.
-Alta, j'ai besoin de me distraire un peu, de sortir du quotidien monotone de ma vie de roi. Et de toute manière, je suis ton roi donc c'est moi qui décide.
-Evidemment, Sire. Cependant, j'espère que vous savez ce que vous faîtes.
-Alta, mon fidèle serviteur, je te remercie de la sollicitude que tu me portes et de la loyauté que tu m'as toujours voué mais je t'assure que tout ira bien. Ne t'inquiète pas à mon sujet. J'ai combattu des monstres, bien plus puissants que ces quelques guerriers, aussi valeureux soient-ils. »
Sur ces mots, le roi sortit à son tour de la salle d'entrainement laissant son conseiller seul.
«C'était il ya plus de vingt ans, Sire ... murmura t-il en fermant les yeux, c'était il y a plus de vingt ans...»


Le réveil fut difficile pour le roi quelques jours plus tard. Il était étendu sur son lit et le soleil brillait déjà d'un feu éclatant, illuminant la pièce entière. Réalisant qu'il ressentait des douleurs au niveau de sa hanche gauche, il se débarrassa du drap qui le couvrait et vit des bandages sur son corps. Que s'était-il passé ? Le souverain soupira en observant le plafond et tenta de se souvenir de ce qui avait bien pu le mettre dans cet état. Après quelques secondes de réflexion, il se rappela : les Olympiades, évidemment. Il avait perdu lors du troisième tour de la compétition. Une grimace vint marquer le visage barbu du roi blessé. Puis il se passa la main droite dans ses cheveux ébouriffés.
« Comment ai-je pu perdre ? se demanda t-il. Qui était ce Vicomte de Laumes ? »
Après s'être facilement débarrassé de ses deux premiers adversaires, le roi dut en effet affronter ce Vicomte de Laumes, un jeune noble, apparemment encore méconnu dans la cour royale.
Le roi se souvint alors de chaque seconde du combat livré, même du face à face électrique précédant le duel, au centre du Colisée, sous les acclamations du public. Le roi, lui, avait une armure argentée et un arc blanc tandis que son ennemi, était vêtu d'une armure métallique, ornée de motifs dorés. Son bouclier était assorti au reste et il tenait dans sa main droite une épée fine. Ils se saluèrent tout d'abord, selon les règles du tournoi, puis reculèrent d'une cinquantaine de pas chacun et attendirent le décompte de l'arbitre. De longues secondes s'écoulèrent pendant lesquelles les deux combattants s'observaient mutuellement. « Commencez ! » cria l'arbitre qui supervisait le combat.
Alors machinalement, le roi décocha une flèche, que son adversaire repoussa aisément avec son bouclier, tout en avançant vers lui. Le public fut émerveillé par cette parade du vicomte et un « Oh » général se fit entendre.
Le bouclier placé devant lui, le vicomte de Laumes avançait sans crainte : s'il restait sans cette position de défense, un archer ne représentait aucun danger pour lui. Le roi Krysscut le comprit très vite et se dépêcha alors de pivoter vers la droite pour tenter de trouver un angle de tir. Mais son adversaire, vigilant, s'y attendait et s'adaptait aux mouvements du roi : son bouclier était toujours dirigé vers sa cible et il continuait toujours à avancer, mais sans lancer d'attaque. Le roi, profitant de l'arène circulaire, ne cessait de tourner en décochant quelques flèches, mais sans succès. Le combat continua ainsi durant une quinzaine de minutes, jusqu'au moment où le roi arrêta de se déplacer et commença à tirer des flèches magiques à intervalles de temps réguliers. Le vicomte avança alors en ligne droite, levant son bouclier à un rythme imposé par le roi. Mais lorsque les deux combattants n'étaient plus séparés que par quelques mètres, on vit le roi reculer d'un pas puis lancer son attaque. Le vicomte leva alors son bouclier, para la flèche, puis le baissa. Mais ce qu'il ne vit pas, c'est que le roi avait en fait tiré deux flèches. La première s'était rajoutée à la vingtaine de flèches plantées sur le bouclier mais la seconde se dirigeait à toute vitesse sur lui. Le roi esquissa un sourire et baissa son arc, jugeant que le combat était terminé. Mais il se trompait. Le vicomte, par un exploit contre toute attente, réussit à esquiver la flèche en s'accroupissant, puis profita de cette position pour bondir et attaquer. Son épée prit alors une couleur rouge, ce qui montrait que son arme était enchantée. Le jeune noble n'hésita pas à porter un coup puissant au flan gauche du roi, qui essaya instinctivement mais vainement de bloquer l'attaque avec son arc. Une légère explosion se fit entendre alors que la foule retint son souffle. Le roi fut alors projeté à plusieurs mètres et son arc littéralement coupé en deux.

Le roi resta quelques heures au lit à réfléchir et à méditer sur l'humiliation qu'il avait subie. Désormais le peuple ne verrait plus en lui le héros qu'il avait jadis été. Alta avait raison : il était devenu trop vieux. Sa force et sa vivacité n'étaient plus celles d'antan car l'âge l'avait diminué physiquement sans qu'il s'en aperçoive.
La nuit tombée, il se leva et se tint à la fenêtre, fixant la lune avec émotion. Il décida alors de s'en aller à tout jamais, d'abandonner le trône, ainsi que sa tendre épouse et son peuple pour partir en quête de l'eau de jouvence, cette potion aux vertus de rajeunissement. Pour lui, le roi Krysscut n'existerait plus. C'en était fini de ce vieil homme fatigué et usé : il était déterminé à retrouver sa jeunesse et en même temps sa vigueur, tout en en profitant pour acquérir de nouvelles techniques de combats. Il chercha alors un parchemin de téléportation dans une de ses commodes, après avoir pris soin d'attacher une bourse pleine à sa ceinture, puis lança l'incantation. Quelques secondes plus tard, il disparut sans même jeter un dernier regard sur le domaine dont il eut la responsabilité.Désormais, on l'appellerait GrimJow...


By Toto
Essai : GrimJow, la réincarnation d’un roi

# Posté le mercredi 30 mai 2007 11:41

Modifié le mardi 06 novembre 2007 06:10

Poème : Le temps passe

Poème : Le temps passe

Le temps passe mais rien n'est plus comme auparavant.
La vie continue mais je souffre à chaque instant,
Depuis ce jour qui au matin semblait pourtant ordinaire,
Mais à partir duquel mon existence prit un goût amer.


]Le temps passe mais je poursuis ma vie en peinant,
La vie continue mais je regrette toujours autant,
Le fait que tu sois partie sans aucune raison sincère,
En m'abandonnant dans la fragilité du célibataire.

Et même si cette rupture est devenue signe de passé,
Je ne ferme pas complètement les yeux face à notre histoire
Et je continuerai à la conserver secrètement dans ma mémoire.

Et même si s'évapore peu à peu mon expérience amassée,
J'espère qu'un jour tu viendras spontanément me revoir
Et non pas uniquement pour jouir d'un quelconque gloire.

By Toto
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# Posté le vendredi 22 juin 2007 10:48

Modifié le dimanche 28 octobre 2007 06:20

Poème : Je ne t'oublie pas

Poème : Je ne t’oublie pas

Au fil des semaines qui si lentement avancent,
Pas un jour ne s'écoule sans que j'y repense,
Je ne peux plus supporter ta disparition,
Mais bien obligé d'accepter ta décision.

Je ressens chaque jour un peu plus ton absence,
Mais je n'ai plus aucun doute, c'est une évidence :
Devant l'obstacle, tu as choisi l'abandon,
Sans même chercher une éventuelle solution.

Ton départ m'a plongé dans la tristesse,
Révélant ainsi ma plus grande des faiblesses :
Tourner la page m'est beaucoup trop douloureux.

Ton nom est à jamais gravé dans ma mémoire,
En espérant qu'un jour je pourrais te revoir,
Mais en attendant, où que tu sois, sois heureux.


By Toto
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# Posté le vendredi 22 juin 2007 11:16

Modifié le dimanche 28 octobre 2007 06:20